France, Algérie / VOSTF
Festival Visions du réel – Prix de la Compétition Burning
FIDMarseille – Festival International de Cinéma de Marseille
États généraux du film documentaire, Lussas
Résumé
Alea Jacarandas : arbre à la floraison bleue flamboyante, le jacaranda vient d’Amérique Latine, ce qui fait de sa présence dans les rues d’Alger une figure de l’émigration – ou de la déportation, comme en débattent deux personnages. Hassen Ferhani filme son père Ameziane, journaliste culturel et écrivain, dont la quête des jacaranda de la ville sert de porte d’entrée à l’évocation du travail de l’écriture et de son rapport à Alger. Mais filmer son père, pour Ferhani, c’est aussi se filmer soi : bien plus que dans ses films précédents, le réalisateur se montre à l’écran, dirigeant ses personnages, comme pour se mettre à égalité avec son père montré au travail. Les cassettes de la famille retracent aussi ses premières images filmées, sa propre décision de quitter Alger : à travers le portrait du père en écrivain, un portrait en creux du fils en cinéaste.
Nathan Letoré (FID Marseille)
à propos de
Alea Jacarandas est construit autour de la figure de votre père qu’on découvre en tant que romancier et journaliste. Pourquoi avoir décidé de partir de cette figure pour votre film ?
C’était un accident heureux parce qu’au départ, je voulais faire un film avec un détective privé documentaire à Alger. Il se trouve que ça n’a pas fonctionné, alors que j’étais très avancé sur ce projet-là. Et j’ai vu qu’il y avait finalement un détective qui était à côté de moi, qui en plus était en train d’écrire un livre qui s’appelait L’inspecteur de Jacaranda. Donc je me suis dit, voilà. Et ça répondait aussi à une envie très ancienne de faire un portrait décalé d’Alger, ma ville, la ville où j’ai grandi. Donc j’ai trouvé le bon prétexte et le bon protagoniste pour conter cette ville. En plus, mon père est quelqu’un de profondément amoureux d’Alger, d’habité par sa ville. C’est comme ça qu’est née cette idée d’Alea Jacaranda. Avec aussi le prétexte pour parler d’Alger de cet arbre qui vient d’Amérique latine. Je trouvais que c’était une belle allégorie pour parler d’une ville, d’aller chercher un référent extérieur. Un arbre qui n’est pas endémique, qui n’est pas de là et qui va nous faire dévoiler la ville autrement. Hassen Ferhani
Traverses d’Alger de Ameziane Ferhani, avec Samira El Ayachi et Kamal Lmimouni
Samira El Ayachi, romancière originaire du bassin minier, est l’autrice de cinq romans, parmi lesquels Le Ventre des hommes et Madame Bovary, ma mère et moi, lauréat du Prix du Roman Marie Claire 2026 et sélectionné pour plusieurs prix littéraires. Elle développe également des projets pour la scène et dirige la compagnie Mademoiselle S.
À l’occasion de cette lecture musicale, Samira El Ayachi donnera voix à des extraits de Traverses d’Alger d’Ameziane Ferhani, le père du réalisateur Hassen Ferhani.
La lecture sera accompagnée en musique par Kamal Lmimouni, maître du oud, concertiste et compositeur.
Une rencontre entre littérature, cinéma et musique, autour d’une œuvre et d’un univers artistique qui traversent les générations.

Bio réalisateur
Hassen Ferhani : Né à Alger en 1986, Hassen Ferhani est un cinéaste algérien dont le travail documentaire porte un regard sensible sur les territoires et les vies ordinaires. Révélé avec Dans ma tête un rond-point (2016), il confirme son talent avec 143 rue du Désert (2019), récompensé notamment par le Léopard du meilleur réalisateur émergent au Festival de Locarno.
Filmographie de Hassen Ferhani :
– 2026 : Alea Jacarandas
– 2019 : 143 rue du Désert (100 min)
– 2016 : Dans ma tête un rond-point (101 min)
– 2013 : Tarzan, Don Quichotte et nous (18 min)
– 2010 : Afric Hotel (53 min)
– 2008 : Le Vol du 140 (14 min)
– 2006 : Bays of Algiers (14 min)

Bio intervenants
Samira El Ayachi : romancière originaire du bassin minier, elle est l’autrice de cinq romans, parmi lesquels Le Ventre des hommes et Madame Bovary, ma mère et moi, lauréat du Prix du Roman Marie Claire 2026 et sélectionné pour plusieurs prix littéraires. Elle développe également des projets pour la scène et dirige la compagnie Mademoiselle S.
Kamal Lmimouni : maître du oud, concertiste et compositeur, il accompagne en musique la lecture des extraits de Traverses d’Alger d’Ameziane Ferhani.





