Burkina Faso, Bénin, France / VOSTF
• St Louis’Docs, Sénégal – Mention spéciale de la critique & Mention spéciale du Jury
• Camden International Film Festival, États-Unis – Honorable Mention Harrell Award
• Verzió International Human Rights Documentary Film Festival, Hongrie – Best Documentary (compétition internationale)
Résumé
À 16 ans, Rasmané, surnommé Bolo, travaille dans une mine d’or artisanale au Burkina Faso. Entre les longues descentes sous terre, les tâches du quotidien et les rêves d’avenir, il s’accroche à l’espoir de trouver enfin l’or qui changera sa vie. Au fil des jours, son univers se dessine autour de la mine et de ceux qui y travaillent, tandis que l’adolescent grandit confronté à une réalité bien plus rude que ses rêves.
à propos de
Le film évoque la transformation de l’or en monnaie et nous savons que l’orpaillage artisanal est souvent lié à des enjeux politiques. Comment ces aspects sont-ils abordés dans le film, et quelle est votre perspective sur leur impact à long terme ?
L’exploitation traditionnelle profite directement aux populations alors que l’exploitation industrielle profite à l’État, même si c’était censé profiter aux populations, mais ce qui n’est pas toujours le cas. Puisque nous connaissons nos États où il y a beaucoup de difficultés de corruption et autres… et quand les richesses arrivent à l’État, elles ne se distribuent pas aux populations. On peut dire que c’est une position politique par rapport au capitalisme qui n’est fait que pour exploiter à la fois l’humain et son environnement.
Évidemment à long terme, c’est un coup dur, pour l’environnement, y compris les machines qui dégagent cette fumée au quotidien et à la fois pour l’environnement et pour les hommes, c’est vraiment un coup dur. C’est pour ça qu’on termine le film avec un traveling aérien où on prend de la distance par rapport au site, ce qui nous donne de la perspective en tant que spectateur, de prendre de la hauteur par rapport à tout ce qui se passe, et de mener une véritable réflexion pour la sauvegarde de l’humain et de son environnement.
Boubacar Sangaré

Bio
Boubacar Sangaré est un cinéaste et auteur burkinabè dont le travail explore les réalités sociales et humaines de son pays à travers un regard profondément cinématographique. Après plusieurs courts métrages et un premier long métrage documentaire réalisé pour la télévision, il signe avec Or de vie son premier long métrage pour le cinéma. Il poursuit aujourd’hui son travail avec plusieurs projets, dont le road movie documentaire Djéliya, Mémoire de Manding, sélectionné à La Fabrique des Cinémas du Monde au Festival de Cannes en 2022, ainsi que deux projets de fiction, Le nom qu’on te donne et Les dieux délinquants.
Filmographie de Boubacar Sangaré :
– 2023 : Or de vie
– 2015 : Une révolution africaine, les dix jours qui ont fait chuter Blaise Compaoré
– 2015 : Diendé, l’aventurier solitaire
– 2013 : Dieu veille sur les veillées
– 2013 : Kanko l’Ixelloise
– 2012 : Au nom de l’amour

Bio intervenant
Romain Lefebvre : critique de cinéma, il a co-fondé la revue Débordements en 2012 et écrit aux Cahiers du cinéma et à la revue Images documentaires. Après avoir soutenu une thèse sur le cinéaste sud-coréen Hong Sang-soo, il est actuellement chargé de cours dans différentes universités où il donne des enseignements autour du cinéma documentaire et de la critique. Il est également rédacteur de livrets pédagogiques pour Collège et Lycéens et apprentis au cinéma et accompagne régulièrement des films dans les salles, notamment avec le GNCR et l’ADRC.





