Vendredi 13 novembre – 14h15 – Le Fresnoy (Studio national)

143 rue du désert de Hassen Ferhani (100 min, 2019)

Algérie, France / VOSTF

• Festival internazionale del film Locarno (Suisse) – Prix du meilleur réalisateur émergent
• Filmer le travail, Poitiers (France) – Grand prix, Prix valorisation de la recherche & Prix restitution du travail contemporain
• Festival des 3 Continents, Nantes (France) – Montgolfière d’argent, Prix du Jury jeune & Prix Wik-Fip du public

Résumé

Au cœur du désert algérien, entre Alger et Tamanrasset, Malika tient seule un modeste relais au bord de la route Transsaharienne. Autour d’un café, d’une cigarette ou d’un repas, elle accueille routiers, voyageurs et âmes de passage. Au fil des rencontres, 143 rue du Désert compose le portrait d’une femme libre et profondément attachante, tout en esquissant, avec délicatesse, une autre image de l’Algérie contemporaine.

143 rue du désert

Séance

Vendredi 13 novembre, 14h15

Projection suivie d’une rencontre avec Hassen Ferhani
Modératrice : Lucie Garçon (rédactrice, conférencière et intervenante cinéma)

Tarif : 4€

Le Fresnoy – Studio national des arts contemporains
22 Rue du Fresnoy, 59200 Tourcoing

à propos de

Avec 143 rue du désert le récit balaie bien des aspects de la société algérienne. C’était le cas dans ton précédent film dont le titre, Dans ma tête un rond-point est d’ailleurs devenu une expression populaire. Y a-t-il des préfigurations ou des intuitions sur ce qui se passe en Algérie en ce moment ?
Je ne vais pas chercher des archétypes. Je ne suis pas dans une démarche sociologique. J’essaie avant tout de faire du cinéma. Par rapport à ce qui se passe en Algérie, forcément, c’est quelque chose qui animait déjà toute la société et qui était un peu enfoui. Si on rend bien compte d’un lieu ou d’un personnage, il peut devenir un microcosme qui laisse entrevoir l’état d’une société ou d’un pays. C’est donc présent oui, il y avait des signes qu’il est plus facile de repérer après. Mais je n’ai pas cherché à les révéler et chacun est libre d’interpréter le film comme il l’entend. D’autant que ce microcosme finalement s’est déployé pour dire le monde dans toute son amplitude. Pour moi, la buvette de Malika est alors devenue une agora de démocratie.

Hassen Ferhani

Festival

Toronto International Film Festival (Canada)
RIDM – Rencontres internationales du documentaire de Montréal
Entrevues – Festival international du film de Belfort
Viennale (Vienne)
Festival du Film Arabe de Fameck – Mention spéciale du jury
Doclisboa – Festival Internacional de Cinema Documental, Lisbonne (Portugal)
États généraux du film documentaire, Lussas (France)

Fiche Technique

Image : Hassen Ferhani
Montage : Stéphanie Sicard, Nadia Ben Rachid, Nina Khada, Hassen Ferhani
Son : Mohamed Ilyas Guetal, Antoine Morin
Production : Narimane Mari, Olivier Boischot, Michel Haas, Allers Retours Films, Centrale Électrique

Hassen Ferhani

Bio réalisateur

Hassen Ferhani est l’une des voix singulières du cinéma documentaire algérien contemporain. Après avoir découvert le cinéma dans les ciné-clubs d’Alger, il se forme notamment à La Fémis et développe, depuis ses premiers films, une approche personnelle du documentaire, attentive aux personnes, aux lieux et aux récits qui traversent la société algérienne. Son cinéma se distingue par un regard sensible, curieux et profondément humain, qui laisse une grande place à l’observation, et aux rencontres. À travers ses films, il explore les rapports entre mémoire, territoire, histoire intime et histoire collective, tout en accordant une attention particulière à celles et ceux dont la parole est rarement mise au premier plan. Son travail a été présenté et récompensé dans de nombreux festivals internationaux, faisant de lui une figure importante d’une nouvelle génération de cinéastes algériens.

Filmographie de Hassen Ferhani :
– 2019 : 143 rue du Désert
– 2016 : Dans ma tête un rond-point
– 2013 : Tarzan, Don Quichotte et nous
– 2010 : Afric Hotel
– 2008 : Le Vol du 140
– 2006 : Bays of Algiers

Lucie Garçon

Bio modératrice

Lucie Garçon est rédactrice, conférencière et intervenante cinéma. Spécialiste du cinéma documentaire et des cinémas indépendants, elle anime depuis de nombreuses années des rencontres avec le public autour des œuvres, en alliant analyse filmique, histoire du cinéma et échange avec les spectateurs.